La liste de vérification d’intégration pour les PME canadiennes (du jour un à 90 jours)

Les quatre-vingt-dix premiers jours d’un nouvel employé donnent le ton pour la durée de son séjour, mais dans la plupart des PME canadiennes, l’intégration vit encore dans une chaîne de courriels éparpillés, un cartable de politiques imprimé, et ce qu’un gestionnaire se rappelle de faire le matin de l’arrivée. Le résultat est prévisible : un formulaire déposé en retard, un ordinateur portable qui arrive à la deuxième semaine, et un nouvel employé qui passe sa première matinée à attendre qu’on lui dise quoi faire. Voici une liste de vérification concrète pour une équipe RH canadienne qui gère une première intégration ou une cinquantième, et ce que tout outil utilisé pour la gérer devrait réellement faire.

Avant le jour un : ce qui doit déjà être fait

L’intégration commence avant même que le nouvel employé se connecte. Rien ci-dessous ne devrait encore être en suspens le matin de son arrivée :

  • L’offre ou le contrat de travail est signé et classé dans le dossier de l’employé, pas encore dans un fil de courriels.
  • Un profil d’employé existe avec la bonne date d’embauche, la bonne division, le bon site et la bonne province, puisque plusieurs délais de conformité et affectations de politiques dépendent précisément de ces champs.
  • L’accès informatique, un ordinateur portable et tout équipement propre au poste sont commandés avec assez d’avance pour arriver à temps, pas demandés la veille.
  • Un gestionnaire est assigné et connaît la date de début, pour que la première matinée du nouvel employé ne soit pas la première fois que quelqu’un pense à sa première semaine.
  • La paie possède la date de début et les détails de rémunération assez tôt pour que la première paie ne soit pas une course contre la montre.

Le jour un : les éléments proprement canadiens qu’une liste générique oublie

La plupart des conseils d’intégration trouvés en ligne sont écrits pour un public américain, et la paperasse du jour un est l’un des endroits où ça paraît. Une liste de vérification canadienne pour le jour un a besoin de quelques éléments qu’un modèle américain n’inclura pas :

  • Les formulaires fédéraux et, au Québec, provinciaux de crédits d’impôt personnels (le TD1, et le TP-1015.3 au Québec) complétés assez tôt pour parvenir à la paie avant la première période payée.
  • Le numéro d’assurance sociale de l’employé consigné aux fins de la paie et des déclarations fiscales.
  • Les politiques de l’entreprise (code de conduite, santé et sécurité, utilisation acceptable des systèmes) examinées et reconnues, pas simplement envoyées par courriel en présumant qu’elles ont été lues.
  • L’information sur les normes du travail mise à la disposition du nouvel employé, puisque plusieurs provinces exigent que l’employeur affiche ou fournisse un résumé des normes minimales applicables.
  • Une orientation de base en santé et sécurité, exigée sous une forme ou une autre dans chaque juridiction canadienne, même si les exigences précises varient.
  • L’accès aux locaux, aux systèmes et au courriel provisionné et testé avant que le nouvel employé en ait besoin, pas corrigé dans l’urgence la première matinée.

Confirmez les exigences précises d’affichage, d’orientation et de formulaires auprès des normes du travail et de l’autorité en santé et sécurité au travail de votre propre province avant de finaliser une liste de vérification. Ceci est de l’information générale, pas un avis juridique.

La première semaine : de la clarté, pas plus de formulaires

Une fois la paperasse réglée, la première semaine est le moment où un nouvel employé décide si le poste correspond à ce qu’il a signé :

  • Des présentations à l’équipe immédiate, planifiées plutôt que laissées au hasard d’un corridor.
  • Une explication de la façon dont les congés, les dépenses et les demandes courantes fonctionnent réellement dans l’entreprise, en langage clair.
  • Une première rencontre individuelle avec le gestionnaire, planifiée et tenue, pas laissée à se produire d’elle-même une fois que tout devient occupé.
  • Une formation propre au poste avec un responsable nommé et une date, pas un vague « demandez autour de vous si vous êtes coincé ».

Les 90 premiers jours : la liste que la plupart des entreprises sautent

L’intégration ne se termine pas à la fin de la première semaine. Les suivis qui détectent tôt un mauvais choix, ou qui confirment un bon, sont souvent ceux que personne ne planifie :

  • Un point après 30 jours qui est une vraie conversation sur le vécu du premier mois, pas seulement un compte rendu de statut.
  • Une vérification à 60 jours pour voir si le poste correspond à ce qui a été décrit à l’entrevue, pendant qu’il est encore temps de corriger le tir.
  • Une révision à 90 jours qui tranche délibérément si l’adéquation fonctionne, calée sur la fin de toute période de probation prévue au contrat de travail.
  • Tout avantage à délai de carence activé au bon moment, pour qu’il ne glisse pas discrètement au-delà de sa date de début.

Où une liste partagée finit par se briser

Un fichier Excel ou un fil de courriels ne tombe pas en panne d’un coup. Il dérive : le TD1 d’un nouvel employé finit dans un tiroir plutôt qu’à la paie, un billet informatique est fermé sans que l’ordinateur portable ait réellement été expédié, une révision à 90 jours est sautée parce que personne n’en est responsable une fois l’agenda chargé. Chaque manque est petit en soi, mais un nouvel employé les vit tous en même temps, et personne ne peut dire après coup exactement ce qui a été fait, par qui, ni quand, ce qui devient un vrai problème le jour où il faut produire un dossier.

Ce qu’il faut exiger de votre outil d’intégration

  1. Des modèles de liste de vérification réutilisables et basés sur les rôles, pour l’intégration et le départ, pas une seule liste générique appliquée à chaque embauche.
  2. Des tâches qui s’assignent elles-mêmes à la bonne personne (le nouvel employé, son gestionnaire ou les RH) avec une échéance liée à la date d’embauche, pas une date fixe qui devient rapidement obsolète.
  3. Une liste par défaut qui existe dès le jour un, avant même qu’un modèle personnalisé soit créé, pour que la toute première embauche ne soit jamais laissée sans suivi.
  4. Une vue d’ensemble de l’avancement qui montre qui est en retard, pas seulement qui a terminé, pour que les RH puissent intervenir avant que la date de début n’arrive avec quelque chose de manquant.
  5. Des documents de politique que le nouvel employé peut consulter et reconnaître au même endroit que ses propres tâches, avec un historique de qui a reconnu quoi et quand.
  6. La même logique de liste de vérification pour le départ, puisqu’un départ a besoin de sa propre liste (retour d’équipement, accès révoqué, paie finale signalée) tout autant qu’une arrivée.

Où Workleaf s’inscrit (et où il ne s’inscrit pas)

Les modèles d’intégration et de départ de Workleaf, inclus dans le forfait Advanced, sont des listes de vérification réutilisables qu’un administrateur RH construit une fois : chaque élément est assigné à un rôle (l’employé, son gestionnaire ou un administrateur RH) et reçoit une échéance définie comme un décalage par rapport à la date d’embauche ou de cessation, de sorte qu’une tâche est due « +3 jours » ou « -1 jour » plutôt qu’à une date fixe qui devient rapidement périmée. Si aucun modèle personnalisé n’existe encore, une liste par défaut intégrée est amorcée automatiquement à la première embauche ou cessation, pour que l’intégration ne soit jamais laissée sans suivi même avant qu’un modèle soit configuré. Un tableau de bord d’avancement montre chaque personne actuellement en cours, son pourcentage d’achèvement, et lesquelles de ses tâches sont en retard, et la vue du départ tient compte de la paie finale, affichant le solde de vacances gelé de chaque employé qui part aux côtés de sa progression. Les documents de politique vivent dans le dossier de l’employé avec un processus de reconnaissance que l’employé complète lui-même, et cet historique reste rattaché à son dossier, exactement ce qu’un acheteur de SIRH canadien devrait demander à un fournisseur de montrer en direct, pas de décrire sur une diapositive.

Pour être précis sur la ligne : Workleaf ne traite pas la paie et ne remet pas les retenues à la source à l’ARC ni à Revenu Québec, donc un TD1 ou un TP-1015.3 complété doit tout de même parvenir à votre fournisseur de paie. Le dépôt de documents de Workleaf conserve le formulaire et confirme que le nouvel employé l’a soumis; il ne calcule pas les retenues et ne les transmet pas à une paie. Workleaf n’a pas non plus de système de suivi des candidatures aujourd’hui, donc le recrutement et la planification des entrevues avant la signature d’une offre se situent hors du produit; la liste ci-dessus commence le jour où l’offre est acceptée. La paie native et un ATS sont à la feuille de route, pas dans le produit aujourd’hui.

Les prix sont simples et publics. Basic est à 15 $ CA par mois pour un maximum de 10 employés, puis 1,50 $ CA par employé supplémentaire. Advanced est à 30 $ CA par mois pour un maximum de 10 employés, puis 3 $ CA par employé supplémentaire, et ajoute la suite talents complète (évaluations, rencontres individuelles, sondages et analyses). Sans devis, sans surprise.

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