Comment fonctionnent vraiment les jours fériés au Canada (province par province)

Les jours fériés paraissent simples, jusqu’à ce que vous gériez une équipe dans deux provinces. Vous découvrez alors que la liste des fériés payés, les personnes qui ont droit à l’indemnité, la façon de la calculer et ce qui se passe quand un férié tombe la fin de semaine changent tous selon l’endroit où l’employé travaille. Une erreur, et soit vous sous-payez vos gens (une plainte aux normes du travail en germe), soit vous payez trop sans le vouloir. Ce guide explique aux employeurs canadiens comment les fériés fonctionnent réellement, et ce que tout outil RH que vous achetez doit gérer correctement.

Il n’existe pas de liste nationale unique de jours fériés

Le Canada a des jours fériés fédéraux qui s’appliquent aux milieux de travail sous réglementation fédérale (banques, compagnies aériennes, télécommunications, transport interprovincial), et chaque province et territoire fixe sa propre liste pour tous les autres. La plupart des employeurs sont de compétence provinciale, donc c’est la liste provinciale qui gouverne votre équipe. Quelques jours sont presque universels, et plusieurs sont propres à une province.

Les jours reconnus presque partout

  • Le jour de l’An
  • Le Vendredi saint (dans certains contextes fédéraux et au Québec, c’est parfois le lundi de Pâques qui est le jour férié)
  • La fête du Canada
  • La fête du Travail
  • Le jour de Noël

Des jours courants qui varient selon la province

  • Le jour de la Famille (un férié de février en Ontario, en C.-B., en Alberta, en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et ailleurs, mais PAS au Québec ni dans les provinces de l’Atlantique qui ne l’observent pas).
  • La journée nationale des patriotes au Québec, le même lundi que la fête de la Reine (Victoria Day) observée ailleurs.
  • La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre (férié au fédéral et dans plusieurs provinces comme la C.-B. et l’Î.-P.-É., mais pas un férié payé dans toutes les provinces).
  • L’Action de grâce (fériée dans la majeure partie du Canada, mais pas dans les provinces de l’Atlantique).
  • Le jour du Souvenir (férié dans plusieurs provinces dont la C.-B., l’Alberta et la Saskatchewan, mais traité différemment en Ontario et au Québec).
  • La Saint-Jean-Baptiste (24 juin), la fête nationale du Québec, qui n’existe pas ailleurs.

La liste exacte, et le fait qu’un jour donné soit un férié payé ou simplement un congé courant, change d’une année à l’autre et d’une province à l’autre. Confirmez toujours la liste de l’année en cours auprès des normes du travail de votre province avant de publier un calendrier de fériés.

Qui a réellement droit à l’indemnité de jour férié

C’est ici que les employeurs trébuchent le plus souvent. Être sur la paie ne donne pas automatiquement droit à l’indemnité de jour férié dans toutes les provinces. Les provinces imposent des conditions d’admissibilité, et elles diffèrent :

  • Certaines provinces appliquent une règle du « dernier et premier jour » : l’employé doit travailler son quart prévu avant et après le férié pour y avoir droit (sauf s’il était en congé autorisé).
  • Certaines exigent une ancienneté minimale ou un nombre minimal de jours travaillés dans les semaines précédant le férié.
  • L’Ontario et plusieurs autres tendent vers une admissibilité large, où la plupart des employés y ont droit peu importe l’ancienneté, tant qu’ils réussissent le test du dernier et premier jour prévu.
  • Le personnel occasionnel, à temps partiel et nouvellement embauché est le plus touché par ces tests, c’est donc là que se concentrent les erreurs.

La leçon pratique : l’admissibilité est un moteur de règles, pas une simple case à cocher. Un outil qui marque tout le monde « admissible » par défaut paiera en trop, et un outil qui ignore le test du quart prévu paiera en moins. Confirmez la règle précise de votre province et assurez-vous que votre système l’encode.

Comment se calcule l’indemnité de jour férié

Deux montants peuvent entrer en jeu, et les employeurs les confondent régulièrement.

1. L’indemnité pour le jour de congé

Quand un employé admissible obtient le jour de congé, il est tout de même payé pour ce jour. La formule est fixée par la province et repose habituellement sur les gains récents plutôt que sur une « journée de salaire » fixe. Les approches courantes incluent un pourcentage des gains d’une période définie avant le férié (par exemple une part des salaires des quatre semaines précédentes) ou une moyenne d’une journée de salaire sur une fenêtre récente. C’est important pour le personnel à temps partiel et à heures variables, car une hypothèse fixe de « 8 heures » sera fausse pour eux.

2. La majoration (pour avoir travaillé le férié)

Si un employé admissible travaille le jour férié, la plupart des provinces exigent l’indemnité PLUS une majoration, souvent le temps et demi pour les heures travaillées, ou dans certains cas l’indemnité du jour plus un congé compensatoire. La combinaison exacte est provinciale. Autrement dit, « il a travaillé le férié » n’est pas une règle nationale unique, et un outil qui fige la majoration d’une seule province vous induira en erreur dans une autre.

Les chiffres ici sont provinciaux et évoluent dans le temps. Voyez cette section comme la forme des règles, pas comme les taux. Confirmez la formule et la majoration en vigueur auprès de l’autorité des normes du travail de votre province (au Québec, la CNESST) avant de produire la paie.

Ce qui arrive quand un férié tombe la fin de semaine

Quand un jour férié tombe un samedi ou un dimanche, beaucoup de provinces désignent un jour de semaine de remplacement (souvent le lundi suivant) comme jour de congé observé. D’autres laissent l’employeur et l’employé convenir d’un jour de substitution. Si votre calendrier affiche simplement le férié la fin de semaine et passe à autre chose, les employés peuvent perdre un jour auquel ils ont droit. Les règles de substitution sont provinciales elles aussi, donc un calendrier national uniforme crée discrètement des différends.

Pourquoi c’est un problème d’outil RH, pas de fichier Excel

Chacun des points ci-dessus varie selon la province : la liste des jours, le test d’admissibilité, la formule de l’indemnité, la majoration pour le travail effectué et la règle de substitution en fin de semaine. Multipliez cela par deux ou trois provinces et par un mélange de personnel à temps plein, à temps partiel et occasionnel, et un fichier Excel partagé devient un risque. C’est exactement le genre de nuance provinciale que les logiciels RH conçus pour les États-Unis et adaptés après coup ont tendance à aplatir.

Ce qu’il faut exiger de votre outil RH

  1. Un calendrier de jours fériés par province, et non une liste nationale unique, qui reflète les jours réellement observés dans chaque province.
  2. Une règle d’admissibilité capable d’encoder les tests de quart prévu et d’ancienneté, plutôt que de supposer que tout le monde y a droit.
  3. Un traitement de l’indemnité qui tient compte des gains récents pour le personnel à heures variables et à temps partiel, et non une hypothèse fixe d’une journée.
  4. Un traitement correct d’un férié qui tombe la fin de semaine, y compris le jour de remplacement.
  5. Une structure multisite et multiprovince, pour qu’un employé en Alberta et un employé au Québec voient chacun le bon calendrier.
  6. Une honnêteté claire sur la ligne entre le logiciel RH et la paie (voir ci-dessous).

Où Workleaf s’insère (et où non)

Workleaf est un SIRH canadien conçu province d’abord. Son moteur de jours fériés encode les calendriers par province et gère la structure pour qu’une équipe multiprovince voie les bons jours, et sa couche de congés et de politiques, le même moteur derrière ses politiques de vacances par province, est pensée autour des règles provinciales canadiennes plutôt que d’un seul défaut national. C’est la moitié « avoir le bon calendrier et les bons droits » du problème.

Pour être précis sur la ligne : Workleaf est un système de référence et une couche de mobilisation. Il ne traite pas la paie et ne fait pas les remises à l’ARC ni à Revenu Québec, donc il ne produit pas lui-même le chèque du jour férié. Il fonctionne avec la paie que vous utilisez déjà. La paie et un système de suivi des candidatures (ATS) sont à la feuille de route, pas dans le produit aujourd’hui.

La répartition honnête des tâches est donc la suivante : Workleaf garde clairs et visibles pour les gestionnaires et les employés le calendrier des fériés par province, les dossiers d’admissibilité et de congés, et les politiques, et votre système de paie applique les dollars. C’est la division que la plupart des PME canadiennes veulent vraiment, plutôt que de remplacer une paie en laquelle elles ont déjà confiance.

Les prix sont simples et publics. Basic est à 15 $ CA par mois pour un maximum de 10 employés, puis 1,50 $ CA par employé supplémentaire. Advanced est à 30 $ CA par mois pour un maximum de 10 employés, puis 3 $ CA par employé supplémentaire, et ajoute la suite talents complète (évaluations, rencontres individuelles, sondages et analyses). Sans devis, sans surprise.

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